Où situer le minimum ?
Minimum vieillesse, salaire minimum... La notion de minimum pour une vie décente est discutée et est l'objet de nombreuses polémiques dans nos sociétés occidentales. En ces temps de pré-campagne présidentielle, les discussions autour d'une revalorisation d'une prime pour l'emploi, du SMIC vont bon train, avec leurs aficionados et leurs détracteurs. Peu importe, en réalité.
Il y a fort à parier qu'une augmentation du SMIC va provoquer de l'inflation, la hausse des prix annulant de fait le gain de pouvoir d'achat pour les ménages concernés. Il est donc temps de se tourner vers des solutions non monétaires pour atteindre l'objectif : assurer le minimum pour tous. Pour ma part, j'estime que le minimum pour un ménage c'est la santé, la scolarité, le logement et une alimentation correcte. C'est le minimum décent qu'une société aussi riche et prétendument civilisée comme la nôtre peut assurément donner à tous. Et pour contourner les problèmes liés à l'inflation, et optimiser au mieux l'aide, pourquoi ne pas adopter un système de bons, échangeables contre de la nourriture, des vêtements ? Bien sûr, celui-ci ne doit pas indiquer un montant, mais un bien de consommation. Par exemple "Bon pour 1 kg de riz".
Ce système aurait pour avantage de freiner la hausse du prix des biens en question, puisque ces prix ne seront plus dopés par les hausses des revenus minimum, et l'Etat, qui devra payer pour la marchandise n'aura pas d'intérêt à laisser grimper ces prix. Enfin, ce type d'aide va réduire le problème dit des "trappes d'inactivité", qui sont le désintéressement du chômeur à travailler, car son revenu, alimenté par des aides en monnaie a tendance à stagner, voire à diminuer lorsqu'il commence à travailler. Une aide non monétaire pourrait également renforcer la valeur travail.
Les biens dits essentiels à l'individu ne devraient pas faire partie de ce qu'on appelle la consommation, puisqu'il s'agit de biens vitaux. De ce fait, ils ne devraient pas être frappés de TVA, ni être considérés comme des biens de consommation, comme le seraient des téléphones portables ou des téléviseurs. De ce fait, leur prix, leur production et leur distribution devraient être plus strictement régulés par l'Etat.
Je ne suis pas un grand fan de la théorie de Karl Marx, mais je pense qu'il a raison sur au moins un point : le capitalisme est amené à s'auto-détruire. À une époque où le pouvoir d'achat des français est faible, dans une société de consommation toujours si influente, les individus parviennent de moins en moins à "suivre" cette société de la dépense et du jetable, avide de flexibilité et de productivité.
C'est un décalage très net qui apparaît, entre des fabricants désireux de faire consommer toujours plus, et des ménages qui ont toujours plus de mal à joindre les deux bouts. Le risque de voir ces gens se tourner vers des voies alternatives à la consommation pour leur vie quotidienne, renforcé par l'actuel choc pétrolier qui rend les déplacements toujours plus coûteux se fait de plus en plus sentir.
Il y a fort à parier qu'une augmentation du SMIC va provoquer de l'inflation, la hausse des prix annulant de fait le gain de pouvoir d'achat pour les ménages concernés. Il est donc temps de se tourner vers des solutions non monétaires pour atteindre l'objectif : assurer le minimum pour tous. Pour ma part, j'estime que le minimum pour un ménage c'est la santé, la scolarité, le logement et une alimentation correcte. C'est le minimum décent qu'une société aussi riche et prétendument civilisée comme la nôtre peut assurément donner à tous. Et pour contourner les problèmes liés à l'inflation, et optimiser au mieux l'aide, pourquoi ne pas adopter un système de bons, échangeables contre de la nourriture, des vêtements ? Bien sûr, celui-ci ne doit pas indiquer un montant, mais un bien de consommation. Par exemple "Bon pour 1 kg de riz".
Ce système aurait pour avantage de freiner la hausse du prix des biens en question, puisque ces prix ne seront plus dopés par les hausses des revenus minimum, et l'Etat, qui devra payer pour la marchandise n'aura pas d'intérêt à laisser grimper ces prix. Enfin, ce type d'aide va réduire le problème dit des "trappes d'inactivité", qui sont le désintéressement du chômeur à travailler, car son revenu, alimenté par des aides en monnaie a tendance à stagner, voire à diminuer lorsqu'il commence à travailler. Une aide non monétaire pourrait également renforcer la valeur travail.
Les biens dits essentiels à l'individu ne devraient pas faire partie de ce qu'on appelle la consommation, puisqu'il s'agit de biens vitaux. De ce fait, ils ne devraient pas être frappés de TVA, ni être considérés comme des biens de consommation, comme le seraient des téléphones portables ou des téléviseurs. De ce fait, leur prix, leur production et leur distribution devraient être plus strictement régulés par l'Etat.
Je ne suis pas un grand fan de la théorie de Karl Marx, mais je pense qu'il a raison sur au moins un point : le capitalisme est amené à s'auto-détruire. À une époque où le pouvoir d'achat des français est faible, dans une société de consommation toujours si influente, les individus parviennent de moins en moins à "suivre" cette société de la dépense et du jetable, avide de flexibilité et de productivité.
C'est un décalage très net qui apparaît, entre des fabricants désireux de faire consommer toujours plus, et des ménages qui ont toujours plus de mal à joindre les deux bouts. Le risque de voir ces gens se tourner vers des voies alternatives à la consommation pour leur vie quotidienne, renforcé par l'actuel choc pétrolier qui rend les déplacements toujours plus coûteux se fait de plus en plus sentir.

